28 novembre

vendredi 28 novembre

 11 月 28 日(

veille du départ

REPOS COMPLET

Je pensais aller à Shinjuku, alors je vais vous mettre des photos du beau jardin Shinjuku gyoen, le jardin national.

Avant de devenir le deuxième plus grand parc de la capitale (derrière le Parc Yoyogi Koen), Shinjuku gyoen fut lapropriété de la famille de Kiyonari Naito, un daimyo (seigneur féodal) qui reçut ces terres du shôgun Ieyasu Tokugawa, à l’époque d’Edo (1603-1867).

À l’ère Meiji (1868-1912), le site devint la propriété de l’État. Dès 1872, il servit de terrain de recherche pour la promotion des techniques agricoles modernes. Plantations d’arbres fruitiers, de légumes, sériciculture et même élevages : tout fut expérimenté dans ce grand espace urbain afin d’améliorer les techniques et les variétés agricoles produites au Japon.

Plus tard, avec la mode des jardins botaniques, on le rebaptisa « jardin des plantes ». Il garda sa fonction de jardin d’expérimentation mais on y ajouta une ferme, des mares à canards et à poissons et même un parc zoologique (qui fut ensuite transféré dans le parc d’Ueno, son emplacement actuel). Le site appartenait alors à la famille impériale. On y entreprit la culture des orchidées et de fleurs tropicales en serre, une première dans l’histoire du Japon. Des cèdres de l’Himalaya, des sycomores et autres espèces étrangères furent plantées, et le jardin joua un rôle primordial dans le développement de l’agriculture et de l’horticulture au Japon.

En mai 1906, le site devint le jardin national Shinjuku Gyoen, et la cérémonie d’ouverture fut présidée par l’empereur Meiji pour célébrer la victoire du Japon dans la guerre russo-japonaise. Plus tard, à l’ère Taisho (1912−1926), un terrain golf fut même aménagé sur la zone du jardin à l’occidentale. Le jardin souffrit beaucoup des bombardements de la SecondeGuerre mondiale et, en décembre 1946, le gouvernement japonais décida d’en faire un parc national.

Aujourd’hui encore  Shinjuku Gyoen a gardé une partie de son rôle dans l’horticulture et est célèbre pour sa culture de  chrysanthèmes et ses activités de conservation d’espèces végétales en voie de disparition.

Ce soir, Louise doit faire une potée au chou. Effectivement, elle arrive avec tous les ingrédients nécessaires. Les saucisses sont plutôt de petites saucisses de Strasbourg, mais ça ira comme ça. On patiente pendant la cuisson et le résulat n’est pas mauvais du tout. En plus, il reste du daikon d’hier. Et comme dessert, une mousse au chocolat.

On va regarder la fin de « Le garçon et le héron » de Hayao Miyazaki avant le coucher. C’est demain le départ, déjà !

galerie photos