10 novembre







11 月 1O 日(月)
quartier oji
Ce matin, réveil et lever à 7h45. J’ai très bien dormi. Petit déjeuner avec Taiga et Louise. Taiga part le premier, vers 8h30. Louise et moi, c’est à 9h le départ. On va à la même station (Itabashi eki) mais ce n’est pas sur le même quai.
Je vais d’abord jusqu’à Akabane puis jusqu’à Kami-Nakazato. Ça ne prend qu’une vingtaine de minutes. Puis 9 minutas à pied pour atteindre les jardins Kyu Furukawa teien.
Les jardins Kyu-Furukawa furent jadis la demeure de Toranosuke Furukawa, troisième génération à la tête du conglomérat Furukawa. Le parc allie les styles occidental et japonais. Situé sur une colline, il abrite une demeure occidentale à son sommet, une roseraie en son centre et un jardin japonais en contrebas.
La demeure et ses jardins furent conçus par Josiah Conder, également architecte du Rokumeikan et du jardin Kyu-Iwasake-tei. Il est considéré comme le père de l’architecture moderne japonaise. Le jardin japonais, quant à lui, est l’œuvre d’Ogawa Jihei VII, célèbre architecte de Kyoto pour des projets tels que le Murin-an et les jardins du sanctuaire Heian. En 2006, il a été classé site pittoresque national.
Il fait très beau, contrairement au temps qui était prévu. Je passe donc un bon moment à sillonner les différentes allées, dont certaines, de style très japonais, font traverser de petites étendues d’eau sur des chemins de pierres (faire bien attention à l’équilibre). Pas mal de marches grossièrement réparties également. Mais je ne tombe pas et j’y passe bien une bonne heure. Malheureusement la demeure ne se visite pas le lundi.
Je quitte donc ce lieu pour me diriger vers le parc asukayama, que je traverse assez rapidement car je l’ai déjà sillonné lors de deux précédents voyages. Les couleurs dans les arbres sont toujours aussi belles.
À l’extrémité du parc, on trouve, juste en face, otonashi shinsui koen : cet espace est aménagé autour de l’ancien lit de la rivière Shakujii-gawa, juqu’au bord duquel on descend avec des escaliers. On y trouve des reproductions d’époque telles qu’un pont japonais typique et une roue à eau en bois.
Je vais ensuite rendre visite aux deux sanctuaires shinto, distants d’à peine 300 mètres l’un de l’autre. Tout d’abord, on reconnaît la haute porte torii du Oji-jinja qui appartient aux 10 sanctuaires les plus importants de la capitale, baptisés Tokyo-jissha. Fondé vers 1321, ses origines remonteraient donc à la fin de l’époque Kamakura (1185-1333).
Le site abrite également un vénérable arbre ginkgo biloba âgé de près de 600 ans.
Le 2e sanctuaire, baptisé Oji Inari-jinja, a élu domicile en plein cœur résidentiel, à flanc d’une colline boisée. Derrière le charmant pavillon principal vermillon, on se fraie un chemin via des petits tunnels de torii et des escaliers escarpés pour découvrir les bâtiments secondaires.
On trouve partout des représentations du renard kitsune, l’animal messager divin du kami inari, protecteur des récoltes et des bonnes affaires.
Je continue jusqu’au parc Nanushinotaki et ses chutes d’eau (que je ne trouve pas !). Mais ça fait tout de même une agréable promenade.
Je termine cette matinée en allant jusqu’à la tour Hokutopia qui a un bel espace d’observation au 17e étage. On y voit bien l’aménagement de la plaine du kanto. J’en profite pour déjeuner d’un kare-raisu accompagné d’une bière pression.
Sur le chemin de retour vers la gare d’Oji (le quartier où l’on se trouvait aujourd’hui), je vais jusqu’à un minuscule sanctuaire : shōzoku inari jinja.
Et juste de l’autre côté de la rue, une boutique d’objets en céramique.
Le retour à Itabashi se réalise en 20 minutes environ. J’y suis donc vers 14h45. J’ai tout de même marché 11 kilomètres aujourd’hui !
Je commence par me reposer un peu avant de mettre à jour le site.
Louise arrive à 19h45. Ce soir on mangera un « frichti » (courgettes, tomates, champignons, oignon, lardons et crème) avec un peu de riz.
Taiga dîne avec ses parents.