20 novembre







11 月 20 日(木)
kusatsu-onsen ► itabashi
Dernier jour à Kusatsu Onsen. Le ciel bleu est splendide. Même petit-déjeuner. Je prends mon temps avant de partir (vers 9h) pour le sanctuaire shirane.
Je passe encore une fois par Yubatake, le centre névralgique de la ville. Puis je suis une des rues commerçantes, bien calme ce matin. La plupart des commerces sont encore fermés. Je croise même les éboueurs qui font leur travail de nettoyage.
Pas très loin, un long escalier me mène à l’entrée du sanctuaire shirane.
Shirane-jinja est un petit sanctuaire shinto situé sur les hauteurs. Il est installé au cœur d’un parc boisé dans un quartier résidentiel.
Le sanctuaire Shirane consacre Yamato Takeru no Mikoto, prince légendaire et fils de l’empereur Keiko, dont les aventures et les exploits guerriers sont largement contés dans les célèbres chroniques classiques Kojiki etNihon Shoki. Considéré comme le gardien de Kusatsu, il aurait selon la légende locale découvert pour la première fois les sources chaudes issues du mont sacré Shirane.
Je me promène donc dans les nombreuses allées de la forêt. Il y pousse beaucoup de rhododendrons. Et des flèches indiquent la direction des divers monuments qui s’y trouvent : Kotaro Takamura, Kusatsu washi, Bashō (poète de haiku), Ikku Juppensha, Rokkaky Sekido et Hokyoin Sekido.
J’y découvre aussi le petit sanctuaire Mitsumine.
On trouve aussi les animaux protecteurs, le sanctuaire lui-même, l’édifice pour se laver les mains. Les couleurs sont belles dans les arbres. Je suis ravi de cette longue balade en forêt. C’est très calme et je ne croise presque personne.
Ensuite c’est la descente sur les longs escaliers avec rampe pour ne pas risquer de glisser car la neige n’a pas complètement fondu.
Je retourne un peu vers Yubatake et m’asseois pour admirer le spectacle de l’eau chaude qui coule dans les caisses en bois ou en verre.
Des plaques commémorent le passage de personnalités : le poète de haiku Hekigoto Kawahigashi par exemple.
C’est l’heure du déjeuner. Ce midi ce seront des soba faites maison avec petits beignets de crevettes. Délicieuses.
Je retourne à l’hôtel récupérer mon sac à dos pour me diriger vers le terminal de bus, qui n’est qu’à 10 minutes à pied. En chemin, je m’arrête au café hanaingen, spécialisé dans les tiramisú. J’en prends un au matcha, accompagné d’un thé, au matcha également. Ça vaut le déplacement.
Puis c’est l’heure (14h30) du départ en bus jusqu’à Naganoharakusatsuguchi (difficile à retenir). Ça ne prend que 20 minutes. Et j’attends le Limited express qui me ramènera à Akabane. Là, il faudra 2 heures de trajet.
Dans ce voyage de retour, je me rends bien compte qu’il n’y a pas que des maisons traditionnelles au Japon. Aussi des lotissements de petites maisons et de nombreux immeubles, petits et grands. Sur le quai des gares, des groupes d’élèves attendent leur train et d’autres personnes sont, comme toujours, bien rangées.
À Akabane, je prends la ligne Saikyō qui me conduit en deux stations jusquà Itabashi. Me voici donc de retour.
Et ce soir, Taiga nous prépare des udon au lait de soja. C’est excellent !