12 novembre

mercredi 12 novembre

 11 月 12 日(

yokosuka
et sarushima

Ce matin, je pars un peu avant Louise car je dois avoir 1h20 de trajet en train pour aller à yokosuka. Mais pas de problème dans le transport, d’abord la Mita line, puis la Keikyu line. J’arrive à Yokosuka-chūō.

La ville abritait une base navale et un chantier naval de la Marine impériale, qui laissa sa place à l’un des plus grands ports militaires, partagé entre l’US Navy et la marine japonaise.

Yokosuka est située dans la partie nord de la péninsule de Miura, bordée par la baie de Tōkyō à l’est et la baie de Sagami à l’ouest. Elle fait face à la petite île inhabitée de Sarushima.

Il fait très beau. Je décide d’aller directement découvrir cette île. Pour cela, je descends prendre mon billet au bureau sur la jetée Mikasa. La traversée ne prends que 10 minutes.

Sarushima veut dire l’île aux singes, mais il n’y a pas de singes : La légende raconte qu’en 1253, un singe blanc comme neige guida en pleine tempête le bateau du célèbre moine Nichiren et qu’il le mena sain et sauf jusqu’à cette île qui en garda le nom.

Son emplacement stratégique, en tant que défense d’avant-poste protégeant la capitale, Tōkyō, et le port de Yokosuka , explique les lourdes fortifications de Sarushima installées entre la fin du shogunat Tokugawa et la Seconde Guerre mondiale.

Les vestiges des fortifications comprennent des tunnels en terre excavés, une caserne et un dépôt de munitions. Une grande partie de ces constructions furent réalisées en briques rouges. Mais la nature a progressivement pris le dessus et la plupart des vestiges sont aujourd’hui envahis par la végétation, couverts de mousse et de fougères.

Je mets une petite heure pour en faire le tour, d’autant que plusieurs chemins sont bloqués en ce moment, à cause de l’entretien je pense (de nombreux jardiniers sont à l’œuvre). Ça fait une chouette balade tout de même.

De retour sur le continent, je vais voir le parc Verny qui donne sur les bases militaires. Pas beaucoip de navires mais il y a des bancs (ouf !) et des roses d’automne. Je m’y repose un peu.

Puis l’allée commerçante Dobuita Street, qui n’est malheureusement pas très animée en ce début d’après-midi. Seulement un café ouvert et une boutique de vêtements.

Il me faut alors revenir à la gare de Yokosuka-chūō.

Google maps me fait prendre des chemins très tortueux et ondulés (ça devait être le plus court en kilomètres mais pas le moins fatigant je pense). Bref, j’y arrive, et de nouveau presqu’une heure et demie de train pour rentrer à itabashi.

Ce soir, au resto : karaage, soupe miso et riz.

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